Quelques poésies...
T’es-tu?
T'es-tu mon amour
T'es-tu comme moi
Têtue, accro' à croire
Que rien, que bien
Que si, que oui
Demain encore
Comme vendredi
J'aurai, t'auras
Le goût, l'envie de moi
T'es-tu mon amour
T'es-tu comme moi
Têtue, accro' à croire
Que tout, que tant
Que ni, que rien
Ne brisera
L'infinité, l'enfer d'aimer
J'y crois, j'y crée
Le goût, l'envie de nous
Nuit trouble
Nuit trouble
où les larmes couvrent le sourire
où le désespoir est plus sombre que l'ombre
Nuit blanche
où le coeur ne bat plus la cadence
où les images se superposent
Nuit froide
où la caresse s'est évadée
où le pli des draps est meurtri
Nuit vide
où un sourire se fait enfin guide
où le rêve panse la blessure
Nuit trouble
ou blanche
ou froide
ou vide
Nuit tout de même. Seul.
Si
Si les papillons avaient des plumes
Ils enlèveraient de mon coeur cet enclume
Si le soleil avait des mains
Il m'indiquerait le droit chemin
Si ton regard pouvait tisser
Mon coeur il saurait capturer
Si ton parfum devant moi venait danser
Une nuit je ne ferais que t'aimer
Si un sourire arrivait à me toucher
De mon corps je me laisserais caresser
Si une pensée disait le monde
Sans crier je nagerais dans l'onde
Augmentation de mes sens à la pompe (taxes incluses)
Que faire
Que dire de plus
J'ouvre la bouche
Et elle est pleine de toi
Je ferme les yeux
Et je suis colorié de tes chairs
Je cesse de respirer
Et je hume ta moiteur dans mon âme
Je porte des gants
Et c'est le reste de ma peau qui te touche
Je bouche mes oreilles
Et ce sont tes exclamations qui taisent mes silences
Que faire
Que dire de plus
Sinon que je t'aime
Fuite
Peut-on fuir la fuite
Comme on aime d'amour
Comme on chasse un chasseur
Comme on danse la danse?
Je me le demande...
Le regard fuit au même titre que les larmes
La pensée fuit, recroquevillée dans ses méandres
Le silence, lui, arrive, parce qu'il avait fuit
Et prend toute la place
Un silence fait de verbiage
De pluie et de beau temps
Des fois, je voudrais me faire plombier
Pour colmater tes fuites
T'enrubanner de mes rubans de velours
Me faire porcelainier de Limoges
Pour broyer tes états d'âmes et en faire de la porcelaine fine
À décorer de souvenirs derrière une vitre d'oublis
Me faire avocat de la couronne
Pour te défendre à tes propres jugements
Et emprisonner tes jurés intérieurs
Dans une prison où il n'y aurait pas de fuite... ... ...
Puis, je me fais ton ami et je reste quiet
Que s'écoule les heures pour assécher tes mystères
Pour que l'amour ensoleille de nouveau nos yeux.
Glisser
Laissez-moi glisser
un soupir le long de vos côtes
pour atteindre d'un vent furtif
ces îles en attentes
Laissez-moi glisser
un bras sur vos frissons
pour faire fondre d'un souffle chaud
le glacier des heures sans vous
Laissez-moi glisser
en vous une part de mon âme
pour vous faire jouir du temps
et de l'éternité qui s'étire pour nous.